Une rencontre inattendue pt.2

Nous sommes à Skopje en Macédoine du Nord lorsque j’écris ses lignes. Énormément de choses se sont produites depuis la Croatie. Reprenons notre histoire.

Un ciel d’une grisaille hostile nous fait office de réveil. Nous savions qu’aujourd’hui la randonnée aller être reportée. Claire et Théo m’accueillent donc pour faire une partie de jeu de société tandis qu’Alexis et Ibrahim sont partis à la pharmacie la plus proche pour chercher du matériel de suture. Le rythme est calme. La journée se déroule sans aucune difficulté si ce n’est le temps pluvieux. Une partie de Mölkky. Ibrahim et Niklas s’entraident sur la mécanique des différents véhicules. Une journée qui permet de créer une ambiance amicale et collaborative. Alexis et moi partons chercher de la nourriture pour ravitailler la troupe. L’espace s’est vu transformer en zone d’errance. Chacun son occupation. Chacun sa tâche. Chacun son monde.

Au fur et à mesure que les occupations s’achèvent, le ciel devient de plus en plus sombre. Une partie de jeu de cartes se lance. Avant ça nous avons installé les bâches pour rester au sec. Les discussions s’entremêlent. Demain nous partons pour les lacs. La nuit se montre, le feu crépite et la bouteille en plastique de 2 litres de bière s’ouvre. C’est l’heure d’une nouvelle réunion autour de la chaude lumière orangée. Cette fois-ci les discussions deviennent plus profondes et plus intimes.

Les questions que nous nous posons avant le voyage peuvent être trouvées, mais de nouvelles en découleront. Le fil du temps se modifie à partir du moment ou nous partons pour réaliser notre vœu. Le monde conspire pour nous aider dans notre recherche. L’obscurité impressionnante nous capture. Il n’est plus question de partir au-delà du feu. Il nous protège. Niklas se lève avec conviction.

– Santé ! Pour nos chemins, pour vos chemins. (For Laos)
– Santé !

La musique retentit autour de l’enceinte portable. La nuit continue de nous bercer. Il fait nuit très tôt quand les lumières artificielles n’existent pas. C’est le bon moment pour s’allonger et contempler les étoiles puis rire à notre vie.

Réveil non en douceur de notre cher ami Théo. Direction les lacs. Il faut partir tôt pour faire les 20 kilomètres de ce magnifique écosystème. Les véhicules se suivent, notre route reste la même. Les lacs sont surprenants, le tourisme de masse aussi. Nous décidons de prendre les chemins les plus excentrés. Nous marchons avec un temps clément. Pause déjeuner. La marche reprend de plus belle. Les cascades sont d’une beauté époustouflante. Les gens font leurs plus beaux selfies. Une simple photo permet de se dire : j’y étais. La marche est longue, mais ne nous épuise pas. Elle se finit 10 heures plus tard.

Comme dans chaque vie nomade la recherche d’un lieu où dormir est essentiel. Le plan. Un endroit tranquille, non loin, car il commence déjà à se faire tard. Voilà un restaurant pour ravir nos papilles. L’endroit trouvé, une bergère nous accueille. Nous posons nos tentes. La rivière en face nous permettra de prendre une douche rude et froide. Les cris de détresse d’Ibrahim, Alexis et Niklas face à l’eau glacée ne sont pas du meilleur augure pour la suite. Les pieds endormis. La bassine remplie d’eau. Il est temps. Nous marchons vers le restaurant qui se rapproche plus d’un restau de camionneurs. La télévision allumée, les quelques gars dans le restaurant nous accueillent avec la clope en bouche. Le repas n’étant pas le délice attendu, le vin rouge d’un litre en bouteille plastique mis au frigo nous aide à digérer. Les aboiements des chiens nous permettent de retrouver le chemin dans le noir avec l’aide de nos lampes frontales.

Toute bonne chose à une fin, comme nous le disons souvent. Le lendemain, les chemins de chacun se séparent. Nous repartons pour notre destination finale, le Laos. Les derniers moments essayent de s’ancrer le plus possible dans notre mémoire. Aucune nostalgie ne fait face, car nous avons assez profité du présent pour ne pas penser au passé. Claire avait préparé des crêpes aussi belles que succulentes. Nous sommes heureux, mais le temps de se quitter arrive inévitablement. Et nous avons une tâche importante : direction la laverie, à Zadar.

Musique de cette période :

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